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22 avril 2013 : Un homme âgé d’une soixantaine d’années a tué son fils autiste, âgé d’une quarantaine d’années, avant de tenter de mettre fin à ses jours

jeudi 25 avril 2013 , par AFG Webmaster

Drame reporté dans les faits divers aux actualités nationales : tentative de suicide d’un père désespéré après avoir mis fin à la vie de son fils autiste de 40 ans, sans solution.

Tragique conséquence de ce que la France ne se donne pas les moyens pour répondre aux droits fondamentaux des personnes les plus vulnérables, laissant leurs familles démunies.
La condamnation de la France par le Conseil de l’Europe en 2004 n’aura pas suffi. Combien de drames faudra-t-il pour une réelle prise de conscience des autorités politiques ?
Combien de vies humaines sacrifiées et d’atteintes à la dignité de la personne ?

Le cas de ce père désespéré, sans solution acceptable pour son fils autiste adulte, n’est pas isolé. Seulement 3% des adultes autistes ont une solution adaptée en France (Sources ARS IDF/CTRA).

À l’égard des personnes handicapées, la France n’est souvent le « pays des droits de l’homme » que par le nom !

Refusant qu’ils soient laissés sans solution, refusant souffrance et exclusion pour leurs enfants qu’ils ont de plus chers, les parents désespérés sont naturellement conduits à ces gestes fatals.

L’indifférence et le manque de courage politique de nos élus les rendent incapables d’effectuer les arbitrages nécessaires et indispensables. Beaucoup d’espoirs sont fondés sur le troisième plan autisme. Mais quels seront les moyens ?


Un septuagénaire a tué son fils autiste d’une quarantaine d’années lundi 22 avril 2013 en fin d’après-midi à leur domicile de Poissy (Yvelines) avant de tenter de mettre fin à ses jours, a-t-on appris auprès d’une source proche du dossier.

Vers 17h30, à leur domicile familial, le père a fait ingurgiter à son fils des comprimés et lui a placé un sac plastique sur la tête. L’homme, né en 1941, aurait commis cet acte car il ne supportait plus de voir son fils autiste souffrir, selon cette même source.

Le père a ensuite tenté de se suicider, vraisemblablement de la même façon, mais en a été empêché par l’arrivée à ce moment-là de l’auxiliaire de vie de son fils. Il a été transporté à l’hôpital. L’enquête a été confiée à la sûreté départementale des Yvelines.