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59 : Le SESSAD au service de l’épanouissement des jeunes autistes

vendredi 20 janvier 2012 , par AFG Webmaster

Article de La Voix du Nord - vendredi 20.01.2012

« Sans l’AFG (*), le SESSAD ALISSA n’aurait pas pu voir le jour. » ...

Odile De Wever, chef de projet, sait de quoi elle parle. Elle est, avec d’autres, à l’origine de la création de ce SESSAD (Service d’éducation et de soins spécialisés) ALISSA (Aide à l’intégration sociale et scolaire des enfants avec autisme), le seul et l’unique de la région entièrement dédié à l’autisme. En 2005, elle a fondé l’association Val’Autisme pour, au départ, développer des activités de loisirs (elles étaient trois familles à l’origine une trentaine aujourd’hui). Vite, elle s’est rendue compte qu’il manquait « des réponses thérapeutiques ». Pour ce projet de SESSAD, elle s’est rapprochée de l’Ass des As’, association dédiée aux autistes Asperger (souvent très intelligents) : « Pour eux, à part la Belgique, il n’existe aucune solution. » Il fallait ensuite monter le dossier puis trouver un gestionnaire. Odile De Wever a été séduite par l’AFG parce que professionnels et parents sont impliqués dans le fonctionnement. Tout naturellement, la directrice générale de l’AFG lui a demandé de prendre en charge ce SESSAD. La mère de famille de 42 ans est donc en train de passer un diplôme pour occuper ce poste.

Onze enfants, de trente mois à dix-huit ans, dont quatre Asperger, sont accueillis dans un premier temps. Après les premières observations de la psychologue, le médecin décidera des bilans à mener. Une fois ces bilans effectués, « grâce aux regards croisés, l’équipe définira des objectifs. Nous devons prendre en compte les attentes des parents, des intervenants et de l’enfant qui sera associé ». Un projet éducatif individualisé sera ainsi établi. Une éducatrice référente sera chargée du lien entre la famille, les professionnels du SESSAD, l’école, les loisirs, etc. « À chaque âge correspondent des besoins spécifiques », explique Odile. Le SESSAD est en quelque sorte le « QG où se prépare la prise en charge. L’objectif est l’intégration dans la société et l’épanouissement de l’enfant ». Le jeune adulte de 18 ans accueilli au SESSAD est autiste Asperger et a besoin « d’un coaching pour trouver un travail ». Rien à voir avec la plus jeune, un chromosome X fragile, pour qui l’équipe « va devoir mettre le paquet tout de suite ». « C’est un service qui a vocation à s’adapter », affirme-t-elle. Hier, le papa de Maxence lui a, par exemple, parlé d’une formation des parents. Pourquoi pas.

Le SESSAD à peine ouvert, il croule déjà sous les demandes de parents. Mais la chef de projet pense déjà au projet d’IME et de dix places supplémentaires de SESSAD. Toute l’équipe espère que ça ira vite. Ils savent qu’ils peuvent une nouvelle fois compter sur le soutien financier et moral de Valérie Létard, très impliquée sur ce sujet.

VÉ. B.

(*) AFG : Association française de gestion de services et établissements pour autistes.

SESSAD ALISSA :

55, rue Henri-Maurice,

à Aubry-du-Hainaut,

Tél : 03 27 22 94 41.


LES ÉCHOS DE L’ESCAUT

jeudi 26.01.2012, La Voix du Nord

Autisme : enfin, la France bouge

Odile De Wever, chef de service du SESSAD ALISSA d’Aubry-du-Hainaut, est elle-même maman d’une enfant autiste, aujourd’hui âgée de 13 ans. L’ancienne présidente de Val’Autisme a quitté son métier dans la fonction publique pour se consacrer à l’éducation de sa fille. L’autisme, elle en a fait le combat de sa vie. Durant dix ans, elle a lu tous les livres traitant de l’autisme, délaissant d’ailleurs les romans ou autres. Elle a assisté à des dizaines de colloques et de séminaires. Et, le 12 janvier, aux journées parlementaires de l’autisme, à Paris, elle a eu l’impression « qu’enfin, ça y est. La France bouge. C’est presque un rêve depuis toutes ces années où l’on attendait ça ». La mère de famille est aujourd’hui à la tête du SESSAD. Un autre rêve. Mais elle ne compte pas s’arrêter en si bon chemin, elle qui aujourd’hui raisonne « en professionnelle et plus en parent ».

Beaucoup de solidarité autour du projet

Le SESSAD ALISSA (notre édition de vendredi) a été porté par deux associations, Val’Autisme et l’Ass des As’, et soutenu par l’AFG (Association française de gestion de services et d’établissements pour personnes autistes). Des aides sont aussi venues d’un peu partout. La mairie d’Aubry prête la maison de deux étages de la rue Henri-Maurice. L’AFG a payé les 15 000 € de matériaux pour la rénovation. Valenciennes Métropole a financé un chantier de réinsertion pour mener à bien ces travaux. Et les amis des salariés de la structure ont aussi prêté main forte pour l’ouverture le 2 janvier. •