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Article La Voix du Nord du samedi 14.01.2012 sur le dernier né d’AFG : Le SESSAD ALISSA

dimanche 15 janvier 2012 , par AFG Webmaster

Un centre pour les autistes vient d’ouvrir à Aubry-du-Hainaut

Source : La Voix du Nord

Céline Linquette, Arnaud Hector et Odile De Wever, aux côtés de Valérie Létard et de Renée Stiévenart, jeudi, à Paris le 12 janvier 2012.
PHOTO DIDIER CRASNAULT

Arnaud Hector, président de Val’Autisme depuis avril 2011, était, jeudi, à Paris, pour les premières rencontres parlementaires sur l’autisme. Arnaud Hector est le papa d’Antoine, 4 ans et demi, autiste Kanner. Le diagnostic a été posé aux dix-huit mois du bambin. Ses parents avaient bien remarqué que leur fils ne les regardait pas. Qu’il n’était pas propre. Qu’il avait des troubles du langage. À l’annonce de ce diagnostic, les parents, unis et soudés, se sont retrouvés bien « démunis. On ne savait pas quoi faire, comment agir ». Leurs moyens financiers leur permettent d’aider leur fils dans son développement. Antoine est scolarisé quatre matinées ; le reste du temps, il est pris en charge par une orthophoniste, une psychomotricienne et une psychologue qui pratique la méthode ABA. Chaque mois, ces soins leur coûtent entre 600 et 700 €, non pris en charge. Après deux ans de blocage, les parents viennent d’obtenir une allocation. Alors forcément, à Paris, Arnaud Hector s’est rendu compte qu’il n’était pas (plus) seul : « J’ai le sentiment agréable d’être compris et soutenu au plus haut niveau. » Arnaud Hector est l’un des acteurs du Sessad (Service d’éducation spéciale et de soins à domicile) ALISSA (Aide à l’intégration scolaire et sociale des enfants avec autisme) d’Aubry-du-Hainaut. Ce projet, pionner dans le Valenciennois, est né des volontés de Val’Autisme (alors présidée par Odile De Wever ; une trentaine d’autistes), de l’Ass des As’ (une cinquantaine d’autistes Asperger), présidée par Céline Linquette, et de l’AFG (Association française de gestion de services et d’établissements pour personnes autistes). Tous ont eu envie de créer une structure qui n’existait pas dans le Valenciennois et qui allait répondre aux besoins des familles et des enfants.

Le Sessad ALISSA a ouvert ses portes le 2 janvier. Les professionnels (deux éducateurs spécialisés, un éducateur jeune enfant, un orthophoniste, un ergothérapeute, une psychomotricienne, une psychologue tous chapeautés par un pédopsychiatre) se forment avant d’accueillir les premiers autistes de 2 à 20 ans, lundi. Odile De Wever, chef de service, qui a porté ce projet à bout de bras sait que le Sessad « permettra une prise en charge adaptée et individualisée ». Pour les parents, ce sera un soutien indéniable. « Ça va leur simplifier la vie », atteste Arnaud Hector. Pour les enfants, ce sera l’occasion de continuer à progresser grâce à un mix de différentes méthodes adaptées à leur autisme. Les associatifs ne comptent pas s’arrêter là. Ils ont en projet la création d’un IME (10 places) et d’un autre Sessad (10 places) d’ici 2013-2014 rue du Moulin, à Aubry. Regonflés par leur escapade parisienne, les présidents d’association savent qu’ils peuvent compter sur le soutien sans faille de Renée Stiévenart, maire d’Aubry, et de Valérie Létard.

VÉ. B.

Selon le président de Val’Autisme, le Valenciennois compterait quatre-vingt-dix enfants autistes mais nombre ne sont sans doute pas diagnostiqués.

Beaucoup de mamans d’enfants autistes vous le diront. Les psys les ont culpabilisées : ce sont elles les responsables. Au choc de l’annonce, le poids de la culpabilité. Et puis l’autisme a bien souvent été clivé entre les plutôt pour la psychiatrie et les autres, adeptes des méthodes comportementales. Clairement, le rapport rendu à Roselyne Bachelot par Valérie Létard dit non à la psychiatrie et un grand non au packing (méthode qui consiste à entourer de linges glacés un autiste en crise).

Rien que pour cela, les parents valenciennois rencontrés jeudi, à Paris, lui disent un grand merci. Et un autre merci pour les soutenir très fortement dans leur projet de Sessad à Aubry-du-Hainaut.