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Construction du Centre ALISSA (SESSAD et IME du Valenciennois) - AFG

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Construction du Centre ALISSA (SESSAD et IME du Valenciennois)

lundi 20 avril 2015 , par AFG Webmaster

Le combat d’Odile de Wever, maman d’une adolescente autiste, a porté ses fruits. En janvier 2012, le SESSAD ALISSA a ouvert ses portes à Aubry dans un local prêté par la mairie. Les dix places créées pour l’ouverture ont aujourd’hui doublé. Et un bâtiment est en train de sortir de terre toujours à Aubry.

Voilà qui ressembleront le SESSAD, à l’étage, et l’IME, au rez-de-chaussée, du centre Alissa.

Les salariés du SESSAD (Service d’éducation et de soins spécialisés) ALISSA (Aide à l’intégration sociale et scolaire des enfants avec autisme) attendent avec impatience leurs nouveaux locaux, en construction rue du Moulin. Il faut dire que depuis le lancement du SESSAD, en 2012, ils sont un peu à l’étroit. Si étriqués qu’Odile De Wever, la directrice, a obtenu de la mairie et du Foyer Notre-Dame la mise à disposition de salles pour de la gymnastique ou de la psychomotricité. Le SESSAD est un service ambulatoire. Il n’a pas besoin de voir grand mais les professionnels ont quand même besoin d’espace pour accueillir de temps en temps les enfants autistes de 2 à 20 ans et leurs parents. De l’espace, ils en auront sur 300 m2 au deuxième étage du bâtiment en construction depuis le mois de novembre. Le rez-de-chaussée abritera un IME de trente places de 600 m2.

Des matériaux sobres

AFG Autisme, l’association qui gère le SESSAD et demain l’IME, a choisi Sakariba architecture, à Valenciennes, pour dessiner le projet. Pierre Touzot, l’architecte, a voulu visiter d’autres structures pour comprendre le monde de l’autisme et mieux répondre aux besoins. « J’ai beaucoup échangé avec Odile et AFG. Ils avaient des besoins fonctionnels comme la lumière, l’acoustique ou les matériaux mais on avait aussi les contraintes du site », précise l’architecte. Il a ainsi travaillé sur les couleurs « mais pas trop, pour aider les enfants à avoir des repères ». Les matériaux utilisés sont « sobres » avec un extérieur en brique (pour la façade avant) et bois (pour la façade arrière, côté champs). Pour la touche personnelle, l’architecte a conçu « trois boîtes », un accueil pour les familles, en quinconce et un peu désolidarisé du bâtiment, une salle de repli et un local vélo. « Dès le premier rendez-vous, il nous a montré une esquisse et c’est ce qu’on se représentait. Il a été à notre écoute et nous a aidé à travailler sur le sensoriel de l’enfant autiste. Le projet était aussi raisonnable sur le plan budgétaire », ajoute Odile De Wever. « C’est un beau projet mais rationalisé et un bâtiment qui demandera peu d’entretien », complète Pierre Touzot. Un budget de 2,4 millions terrain compris financé par AFG Autisme.

Livraison en novembre

Le chantier est bien avancé (le secteur du bâtiment souffrant d’un manque de commandes, de nombreux compagnons sont sur le pont) malgré trente-quatre jours d’intempéries. L’architecte espère qu’attaquer les lots intérieurs d’ici à la fin du mois. La livraison est prévue en novembre ; l’emménagement en décembre. Cette semaine, les personnels du SESSAD vont venir découvrir leur nouveau lieu de travail. Bucolique et fonctionnel.

Un petit frère d’Alissa à Fourmies

En France, 60 000 personnes seraient diagnostiquées autiste. Seraient tant il est difficile de donner des chiffres. Dans la région, depuis le dernier plan autisme, des structures ont vu le jour comme le SESSAD ALISSA. Il a désormais un petit frère à Fourmies où jusqu’à maintenant, il n’existait rien. Depuis mars 2014, Odyssée accompagne seize enfants de 2 à 20 ans. Et là aussi un IME de dix places est en projet. Pierre Touzot, architecte, a commencé à dessiner le projet qui est lui aussi porté par AFG autisme. Odile de Wever en assure aussi la direction. Comme à Aubry, elle souhaite que le SESSAD soit « un pôle ressource pour les parents et les enfants ».

L’IME au rez-de-chaussée du SESSAD

En décembre, le Centre Alissa, ça sera donc un SESSAD de vingt places et un IME (Institut médico-éducatif) de trente places. Odile De Wever, la directrice, ne désespère pas de pouvoir accueillir des enfants relevant de l’IME un peu avant cette date.

À l’IME, les enfants autistes de 6 à 20 ans seront accueillis la journée. La directrice espère des passerelles entre l’IME et le SESSAD, « si des enfants progressent, ils pourront peut-être quitter l’IME et être pris en charge par le SESSAD ». Le SESSAD travaille avec des professionnels du comportement mais aussi des médecins. « Quand on n’a pas les compétences chez nous, on va les chercher ailleurs », atteste la directrice qui n’a qu’un objectif, le bien être des autistes.

Pour cet IME, Odile De Wever va lancer un recrutement d’éducateur spécialisé, de moniteur éducateur, d’un agent d’entretien et puis d’ergothérapeute et d’orthophoniste qui pourront intervenir à la fois sur le SESSAD et l’IME.

De la lumière

L’architecte a eu pour mission de dessiner « un bâtiment qui ressemble à une école. Il ne fallait pas que ça fasse hospitalier ». L’IME s’articule autour d’un patio « qui permet d’agrémenter en lumière du jour » les salles de classe ou de travail ou bien encore la cuisine pédagogique dixit l’architecte. Odile De Wever a aussi voulu qu’une partie du bâtiment soit « autonome ». Les enfants pourraient ainsi être accueillis pendant les vacances ou hors temps d’ouverture de l’administration. La directrice a déjà dans l’idée de mettre en place un centre de loisirs adapté et elle réfléchit aussi à une garderie, « car sinon quelle sera la solution de garde pour les parents ? »

Source : La Voix du Nord