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FINANCEMENT DE LA SECURITE SOCIALE POUR 2009 - AFG

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FINANCEMENT DE LA SECURITE SOCIALE POUR 2009

mardi 14 octobre 2008 , par AFG Webmaster

Parmi les décisions prises au sein du Conseil des ministres du lundi 13 octobre 2008 : le projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2009.

Le ministre du Budget, des Comptes publics et de la Fonction publique, Éric Woerth, a présenté, avec la ministre de la Santé, de la Jeunesse, des Sports et de la Vie associative, Roselyne Bachelot-Narquin, et le ministre du Travail, des Relations sociales, de la Famille et de la Solidarité, Xavier Bertrand, le projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2009. Construit dans un contexte économique difficile, ce projet de loi poursuit néanmoins l’effort de redressement structurel de nos finances sociales en vue du retour à l’équilibre du régime général en 2012 et traduit les engagements pris dans le cadre du rendez-vous sur les retraites.

I. Le déficit du régime général, qui serait de près de 15 Mds € si le gouvernement ne prenait pas de mesure, est ramené par ce projet de loi de financement à -8,6 Mds €, ce qui consolide la baisse prévue cette année.

En 2008, le déficit du régime général (-8,9 Mds €), continuera en effet de baisser en dépit d’une progression moins forte que prévue de la masse salariale.

En 2009, ce projet de loi engage un effort de redressement équilibré. Il veille à ne pénaliser ni les ménages ni l’activité économique en prévoyant des économies de dépenses de plus de 3 Mds €, dont 1,1 Md€ au titre des frais financiers et 2,2 Mds€ sur les dépenses d’assurance maladie, des transferts de financement au sein de la protection sociale pour 1,7 Md€ et des recettes nouvelles pour 1,4 Md€.

Cet effort contribue à stabiliser le déficit de l’ensemble des administrations publiques à 2,7% du PIB entre 2007 et 2009.

Le projet de loi assainit les comptes avec la reprise des déficits passés et le règlement de la question du financement de la protection sociale des exploitants agricoles (FFIPSA). Les déficits cumulés du régime général et du Fonds de solidarité vieillesse (FSV), soit près de 27 Mds €, seront transférés à la caisse d’amortissement de la dette sociale (CADES) sans hausse de prélèvement et sans report sur les générations futures. La CADES bénéficiera d’une fraction de la contribution sociale généralisée affectée aujourd’hui au FSV (0,2 point). La branche maladie des exploitants agricoles sera intégrée financièrement à la caisse nationale d’assurance maladie, avec un apport de recettes de l’État, et le FFIPSA sera supprimé.

II. Le redressement de l’assurance maladie sera poursuivi avec un objectif de progression des dépenses (ONDAM) maîtrisé à 3,3%. Cet objectif s’appuie sur un renforcement de la maîtrise médicalisée et des efforts d’efficience pour contenir la progression des soins de ville et de l’hôpital à 3,1 %. L’effort important en faveur des personnes âgées et handicapées sera maintenu (+6,3 %).

Des recettes nouvelles sont apportées à l’assurance maladie, au travers d’une hausse de la taxe sur le chiffre d’affaire santé des organismes complémentaires. Ces derniers seront désormais associés aux négociations entre l’assurance maladie et les professions de santé, afin d’améliorer la gestion du risque santé. Un forfait social de 2% sera acquitté par l’employeur sur l’intéressement, la participation, l’épargne salariale et la retraite supplémentaire, ce qui permettra à ces dividendes du travail de se développer tout en contribuant au financement de la protection sociale.

III. Le projet de loi traduit les décisions prises dans le cadre du « rendez-vous 2008 » sur les retraites, notamment en faveur des retraités les plus modestes, avec la revalorisation du minimum vieillesse pour les personnes seules, des petites retraites agricoles et des pensions de réversion. Il amplifie les mesures en faveur de l’emploi des seniors, avec la libéralisation du cumul emploi retraite pour les assurés ayant une carrière complète, la hausse de la surcote à 5% et la suppression des mises à la retraite d’office dans le secteur privé ainsi que des limites d’âge avant 65 ans dans la fonction publique. Les partenaires sociaux devront négocier des accords ou mettre en place des actions en faveur de l’emploi des seniors d’ici fin 2009 ; une pénalité de 1% des rémunérations sera appliquée en 2010 aux entreprises qui ne se seront pas engagées dans cette voie.

Le redressement de l’assurance vieillesse implique aussi d’adapter les financements à l’évolution des besoins sociaux. La branche famille financera progressivement, d’ici 2011, l’intégralité des majorations de pensions pour enfant aujourd’hui prises en charge à la fois par la CNAF et le Fonds de solidarité vieillesse (FSV). Conformément à ce que prévoyait la loi de 2003, la hausse des cotisations vieillesse a vocation à être compensée par une baisse équivalente des cotisations d’assurance chômage grâce à l’excédent structurel de l’UNEDIC.

IV. Les prestations sont adaptées au service de priorités ciblées et la lutte contre la fraude est renforcée. En matière de prestations familiales, trois mesures permettront d’améliorer dès 2009 l’offre de garde de la petite enfance : la majoration des aides en cas d’horaire de travail atypique, la possibilité pour les assistantes maternelles de garder plus d’enfants et de se regrouper dans des locaux adaptés.

Afin de garantir aux Français que la solidarité va de pair avec un respect des règles par chacun, le projet de loi continue de renforcer les outils de lutte contre la fraude et les abus, avec notamment l’instauration de pénalités planchers en cas de fraude à l’assurance maladie.

source : www.professionpolitique.info