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Les vaccins ne causent pas de dommages neurologiques - AFG

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Les vaccins ne causent pas de dommages neurologiques

vendredi 28 septembre 2007 , par AFG Webmaster

Le jeudi 27 septembre 2007 un article était diffusé sur cyberpresse.ca :

Les vaccins ne causent pas de dommages neurologiques Mathieu Perreault

La Presse

Une nouvelle étude américaine affirme que les vaccins ne causent pas de dommages neurologiques. L’analyse méticuleuse des dossiers d’un millier d’enfants est particulièrement importante parce que plusieurs procès qui sont présentement en cours aux États-Unis se penchent sur la possibilité que la vaccination soit responsable de l’augmentation du nombre de cas d’autisme, un problème neurologique grave.

L’étude porte plus spécifiquement sur le thimérosal, un agent de préservation utilisé jusqu’en 1999 dans les vaccins. Le thimérosal contient du mercure éthylique ; or, le mercure peut causer des problèmes neurologiques. Comme il n’existait pas de normes pour le mercure méthylique, les autorités de santé publique ont utilisé celles du mercure méthylique, qui a une durée de vie deux fois plus longue, pour déterminer qu’il valait mieux l’enlever des vaccins. C’est un peu comme si on jugeait de la toxicité d’un vin (alcool éthylique) à l’aulne de celle de l’antigel (alcool méthylique), ont suggéré des experts à un récent procès sur le sujet, à Washington.

Contrairement à deux études précédentes, plus limitées, celle que publie aujourd’hui le New England Journal of Medicine n’a pas trouvé de conséquences nettement négatives pour les vaccins contenant du thimérosal. Dépendant de l’âge de l’exposition (avant la naissance, dans le premier mois ou entre le premier et le septième mois), l’influence était parfois négative, parfois positive, pour l’attention, le raisonnement et le langage, et généralement positive pour la motricité fine.

Un avocat des parents d’enfants autistes qui poursuivent les compagnies pharmaceutiques ayant utilisé le thimérosal, Michael Williams, de l’État de Washington, a indiqué à La Presse que l’étude n’a aucune application pour les cas d’autisme, parce que son échantillon excluait de tels enfants.

Mais Éric Fombonne, directeur de la psychiatrie à l’Hôpital de Montréal pour enfants, estime qu’elle sera utilisée dans les procès à venir. (Voir article d’AFG du 11 mai 2007) « Les gens qui croient que le thimérosal cause l’autisme ont rejeté les études montrant que ce lien n’existe pas en affirmant que d’autres déficits neurologiques ont été mis en cause », explique le Dr Fombonne, qui est témoin pour la défense dans le procès de Washington. « Par exemple, les tics et les problèmes de langage, qui se retrouvent aussi chez les autistes. Il est donc important que cette étude montre qu’il n’y a pas de lien avec la performance neurologique. »

Me Williams a aussi relevé que 70% des enfants initialement ciblés n’ont pas pu être inclus, soit parce que leurs parents n’ont pas pu être joints, ou parce qu’ils ont refusé. « On peut penser que les parents des enfants qui avaient des atteintes neurologiques sévères étaient trop débordés pour participer. »

Rien ne montre que ce biais existe, rétorque le Dr Fombonne. Les auteurs de l’étude admettent eux-mêmes qu’il pourrait exister un « biais de sélection ». Mais ils soulignent que d’autres études ont ciblé des parents d’enfants malades, et donc avaient leurs propres biais de sélection.

Contre le principe de précaution

Le retrait du thimérosal est un exemple parfait des dangers du « principe de précaution » : en retirant du marché un composé dont la dangerosité n’avait pas été prouvée, les autorités de santé publique ont encouragé le public à penser qu’il y avait anguille sous roche et que le thimérosal pouvait réellement causer l’autisme.

Tel est d’ailleurs le raisonnement qu’a défendu un des avocats des plaignants lors du procès de juin dernier à Washington. Un raccourci intellectuel qui indigne un infectiologue de l’Hôpital pour enfants de Philadelphie, Paul Offitt, dans un commentaire accompagnant l’étude sur le thimérosal dans le New England Journal of Medicine. « Il est faux de dire qu’il n’y a pas de mal à prendre des précautions », tonne le Dr Offitt, qui est financièrement lié à des compagnies fabriquant des vaccins. « Après la suspension du thimérosal, 10% des hôpitaux ont suspendu leur programme de vaccination néonatale pour l’hépatite B, ce qui a causé au moins une mort qui aurait pu être évitée, au Michigan. »

Plus récemment, le 7 janvier 2008, la presse canadienne se faisait le relai de l’information suivante :

Les cas d’autisme augmentent même si le thimérosal est retiré des vaccins

LOS ANGELES - Le nombre de cas d’autisme a continué d’augmenter en Californie même quand un agent de conservation à base de mercure utilisé dans les vaccins, et à qui certains attribuent ce trouble neurologique, a été aboli, selon ce que démontre une nouvelle étude.

Des chercheurs du département californien de santé publique ont déterminé que l’incidence de l’autisme chez les enfants a continué à augmenter de façon systématique entre 1995 et 2007 même si le thimérosal n’est plus utilisé dans les vaccins pour enfants depuis 2001. Il est toutefois encore utilisé dans certains vaccins contre la grippe.

Les médecins affirment que cette plus récente étude s’ajoute aux preuves qui réfutaient déjà un lien entre l’exposition au thimérosal et un risque de souffrir d’autisme, et qu’elle devrait rassurer les patients que cette maladie n’est pas causée par la vaccination. S’il y avait eu un risque, soulignent-ils, l’incidence aurait dû reculer entre 2004 et 2007.

Ces résultats ne révèlent "aucune preuve d’empoisonnement au mercure dans l’autisme", a dit le docteur Eric Fombonne, un spécialiste de l’autisme à l’Hôpital de Montréal pour enfants, qui n’a pas participé à cette étude.